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La vérité sur les centres de crise de grossesse



Déclaration de positionnement

Je m'appelle Brittany Pompilii et mes pronoms sont elle. J'habite sur le territoire traditionnel des Haudenosaunee, des Anishinabewaki, des Attiwonderonk, des Mississauga et des Mississaugas des Premières nations de Credit. Cette terre est actuellement connue sous le nom de Niagara, en Ontario. En tant qu'auteure de cet article, je reconnais comment mon privilège et mes expériences éclaircissent mes perspectives sur les centres de grossesse en situation de crise. Je suis une femme blanche, valide, hétérosexuelle et cisgenre et en faisant des recherches sur cette pièce, j'ai été affectée par la nature complexe et problématique du contenu. En tant que défenseur des droits sexuels et reproductifs, c'est un sujet qui me passionne et en écrivant cet article, j'ai apprécié les nuances dans les points de vue et les expériences des gens sur les services d'avortement. De plus, je tiens à reconnaître qu'une grande partie de la littérature sur les centres de crise de grossesse (CCGs) est centrée sur les expériences des femmes hétérosexuelles et cisgenres en matière de grossesse et d'avortement et ne traite pas les expériences des personnes de genre et de sexualité diverses. En écrivant cet article, j'utilise des termes non-sexistes pour souligner la réalité que toutes les identités de genre peuvent être négativement impactées dans leurs expériences avec les CCGs. De plus, j'ai exploré les expériences intersectionnelles avec les CCGs, cependant, ce sujet est largement sous-étudié et n'inclut souvent pas explicitement les perspectives de personnes de genres divers. Il est possible que certaines des recherches citées dans cet article incluent des voix LGBTQ2S+, mais les données publiées à ce sujet n'incluent pas d'informations démographiques séparées, ce qui signifie qu'il n'y a aucune confirmation que ces résultats de recherche représentent les expériences de toutes les personnes avec l'accès aux services CCGs.

 

C’est quoi un centre de crise de grossesse?


Les centres de crise de grossesse (CCGs) sont des organismes sans but lucratif* qui fournissent les ressources, le soutien et les conseils prénataux aux personnes enceintes (1). Ou alors il semble…


En fait, les CCGs sont les cliniques anti-avortement qui dissuadent  les personnes enceintes d’obtenir un avortement et fournissent souvent des informations trompeuses a propos de la grossesse et les avortements (2). Ces organismes fournissent les ressources et les approvisionnements aux personnes enceintes, tels que des couches, des vêtements pour les bébés et des conseils, mais ces soutiens ne sont pas sans condition. Par exemple, quelques femmes ont rapporté qu’elles pouvaient seulement recevoir le soutien d’un CCG si elles ont suivi des ateliers ou des cours, qui sont centrés autour des thèmes pro-vie et religieux (3; 4).


À la fin, les CCGs sont conçus comme les interventions anti-avortement et ils interfèrent délibérément avec l’agence dans la prise de décision des personnes enceintes. Ces centres persuade les personnes de mener leur grossesse à terme par les informations fausses, l’intimidation et provoquer le honte autour de l’avortement (5).


*Quelques CCGs sont accordés le statut d’organisme de bienfaisance par le Gouvernement de l’Ontario et par conséquent reçoivent le financement fédéral. Le gouvernement Libéral a promis de retirer ce statut de ces organismes, bien que ça reste à voir cette action (10; 11).

Comment est-ce que les CCGs trompent les personnes enceintes?

Alors que les CCGs se positionnent comme les cliniques médicales qui offrent les groupes de soutien par les pairs, les conseils sur la grossesse et les services médicaux (par exemple, échographies, tests de grossesse, etc.), ces services ont l’intention d'empêcher les personnes enceintes d’avoir un avortement (6). Ces centres sont structurés pour ‘apparaître’ comme les centres médicaux (par exemple, une salle d’attente, des appareils d'échographie, etc.) alors qu’ils ne sont pas, en fait, des centres médicaux et ne peuvent même pas employer de professionnels médicaux (5; 7).


Dans quelques cas, les CCGs sont annoncés en ligne en tant que clinique d’avortement, pour attirer les personnes cherchant l’avortement pour accéder leurs services. Pour cette raison, il peut être vraiment difficile pour les personnes de trouver une vraie clinique d’avortement, surtout quand on considère qu’il y a plus de centres de crise de grossesse que cliniques d’avortement au Canada (2). Les gens ont rapporté que quand ils s’enquéraient des avortements par téléphone, les CCGs esquivaient ces questions et exhortaient les gens de rencontrer un conseiller en personne (7). Ces centres utilisent le langage tel que “non-critique” et “nous pouvons vous aider à discuter des options disponibles pour vous”, quand ils ne fournissent pas de renseignements complets et exactes à propos des options reproductives. De plus, les CCGs ciblent intentionnellement les jeunes structurellement vulnérables et les personnes à faible revenu avec leur sensibilisation et essaient de retarder les décisions de grossesse le plus longtemps que possible par la désinformation médicale, les tactiques de peur et de harcèlement (7).

Une tactique de peur que les CCGs utilisent est de dire aux personnes enceintes que l’avortement est une procédure potentiellement mortelle qui évoquera des effets psychologiques négatifs tout au long de la vie telle que le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), les maladies mentales et le regret (8). D’autres exemples des CCGs fournissant de la mésinformation incluent associer l’avortement au cancer du sein, l’infertilité et le “syndrome de stress post-avortement” (qui n’est pas une condition médicale reconnue) (9). Il n’y a pas de lien établi entre l’avortement, l’infertilité et le cancer (5; 13; 14), cependant, il peut avoir un risque accru de problèmes de santé mentale (12). Cependant, ces centres manipulent, déforment et militarisent ces informations de santé pour leurs propres agendas au lieu de fournir des informations neutres, exactes et sans jugement sur les options de grossesse. L'accès à des services d'avortement sûrs et encourageants est associé à de meilleurs résultats en matière de santé mentale lorsque les prestataires de services valident, responsabilisent et respectent les choix de leurs patientes de se faire avorter (15).


Les CCGs sont une violation éthique des soins de santé, car ils utilisent les techniques manipulatrices et trompeuses pour arrêter les personnes enceintes d’avoir un avortement (5). Ces centres profitent des gens qui peuvent être stressés, vulnérables, voire incertains de leurs choix. Souvent, il est difficile de reconnaître quels centres vont fournir des options complètes et du véritable soutien sans jugement, jusqu'à ce que vous vous présentiez à un rendez-vous - alors que ceci ne devrait pas être le cas. Malheureusement, les sites Web des CCGs et les résultats Google sont construits avec soin pour donner l’impression que ces centres vont fournir un soutien sans jugement avec les décisions reproductives, quand en réalité les CCGs vont faire tout ce qu’ils peuvent pour qu’une personne enceinte mène sa grossesse à terme - quoiqu’elle ne le veuille ou pas.


Le problème global avec les CCGs est qu’ils sont malhonnête à propos des services qu’ils fournissent (4; 5). Ces centres doivent être transparents à propos de leurs missions et services disponibles, au lieu de contribuer à la stigmatisation de l’avortement et exploiter les gens structurellement vulnérables.


Afin d'éviter les CCGs quand on cherche du soutien pendant la grossesse, veuillez visiter Action Canada pour la santé et les droits sexuels: https://www.actioncanadashr.org/resources/services. Ceci est un répertoire de centres d’aide à la grossesse dans ce qui est actuellement le Canada qui offrent un soutien complet à la grossesse et/ou des avortements médicaux ou chirurgicaux.



Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire notre article ! Nous espérons que vous avez apprécié les efforts déployés pour vous le présenter aujourd'hui. En tant que petite organisation à but non lucratif, nous dépendons fortement de dons généreux pour nous aider à rester à flot. Nous vous invitons à faire un don pour nous aider à fournir régulièrement des informations sur la santé aux jeunes de tout le Canada. Chaque don a un impact !




References:

  1. Rosen JD. The Public Health Risk of Crisis Pregnancy Centres. Perspect Sex Reprod Health. 2012 Sept;44(3):201-205.

  2. Action Canada for Sexual Health & Rights. “What’s the situation with crisis pregnancy centres”. Action Canada for Sexual Health & Rights. 12 Feb 2020. Retrieved from: https://www.actioncanadashr.org/ways-to-help/appeals/2020-12-02-whats-situation-crisis-pregnancy-centres#:~:text=Crisis%20pregnancy%20centers%20(CPCs)%20are,about%20abortion%20or%20pregnancy%20options.

  3. Vox. “What ‘crisis pregnancy centres’ actually do”. Vox Media. 2 Mar 2020. Retrieved from: https://www.vox.com/2020/3/2/21146011/crisis-pregnancy-center-resource-abortion-title-x.

  4. Borrero S., Frietsche S., & Dehlendorf, C. Crisis Pregnancy Centers: Faith Centers Operating in Bad Faith. J Gen Intern Med. 2019 Jan;34:144–145.

  5. Bryant AG & Swartz JJ. Why crisis pregnancy centers are legal but unethical. AMA J. Ethics. 2018 Mar;20(3):269-277.

  6. Montoya MN, Judge-Golden C, Swartz JJ. The Problems with Crisis Pregnancy Centers: Reviewing the Literature and Identifying New Directions for Future Research. Int J Womens Health. 2022 Jun 8;14:757-763.

  7. National Abortion Federation. “Crisis Pregnancy Centers”. National Abortion Federation. 2006. Retrieved from: https://prochoice.org/pubs_research/publications/downloads/about_abortion/cpc.pdf.

  8. Paperny AM. “Crisis pregnancy centres mislead women, report says”. Global News. 23 May 2016. Retrieved from: https://globalnews.ca/news/2703632/crisis-pregnancy-centres-mislead-women-report-says/.

  9. Bryant AG & Levi EE. Abortion misinformation from crisis pregnancy centres in North Carolina. Contraception. 2021 Dec;86(6): 752-756.

  10. Dawson T. “Group campaigns against Liberal promise to deny charitable status to pregnancy crisis centres”. National Post. 9 Nov 2021. https://nationalpost.com/news/politics/group-campaigns-against-liberal-promise-to-deny-charitable-status-to-pregnancy-crisis-centres.

  11. Blumberg M. “Liberal party platform includes commitment to stop providing anti-abortion groups with charity status”. Canadian Charity Law. 10 Sept 2021. https://www.canadiancharitylaw.ca/blog/liberal-party-platform-includes-commitment-to-stop-providing-anti-abortion-groups-with-charity-status/.

  12. Rocca CH., Samari G., Foster DG., Gould, H., Kimport K. Emotions and decision rightness over five years following an abortion: An examination of decision difficulty and abortion stigma. Soc Sci Med. 2020 Mar;248:1-8.

  13. Murdoch, AH. Analyzing the communication methods of crisis pregnancy centres: A conventional content analysis. PhD diss. 2020. University of Western Ontario. https://ir.lib.uwo.ca/etd/7591/?utm_source=ir.lib.uwo.ca%2Fetd%2F7591&utm_medium=PDF&utm_campaign=PDFCoverPages.

  14. American Cancer Society. “Abortion and cancer risk”. 19 June 2014. https://ir.lib.uwo.ca/etd/7591/?utm_source=ir.lib.uwo.ca%2Fetd%2F7591&utm_medium=PDF&utm_campaign=PDFCoverPages. https://www.cancer.org/cancer/cancer-causes/medical-treatments/abortion-and-breast-cancer-risk.html.

  15. Altshuler AL, Ojanen-Goldsmith A, Blumenthal PD, Freedman LR. A good abortion experience: A qualitative exploration of women's needs and preferences in clinical care. Soc Sci Med. 2017 Oct;191:109-116.

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